présentations de mémoires

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AME 31 Réunion du 10 mai 2007 à Portet  

 

 Présents : M. Cabau, M. Calvet, L. Thibaut, Ch. Bériou, J. Rivière, I. Bruel, J. Aguilar, A. Tosi, C. Lavergne, V. Trébosc, M. Régis, M-C. Shnyder, E. Marboeuf, M. Dupin, F. Dubos, V. Dauviau, I. Kersusan, P. Tridon, P. Darquié, J-P. Crabié.

Divers :

-         Dégustation de la galette charentaise : les 2 modèles étaient également délicieux ! On peut se procurer la recette !

-         Mercredi 13 juin : retour sur Planchon avec J. Valentin, dans la salle de réunion de l’ASH, de 9h à 12h. Marie-Christine a préparé un classeur des modélisations. Jean-Paul fait la demande auprès de Mr Detchart, pour qu’il envoie un courrier aux IEN, mais prévoyez de demander une autorisation.

-         14 juin : dernière réunion avec F. Eriksen, à l’école de La Maourine, de 18h à 20h.

-         Du fait que les passations des CAPA-SH finissent le 15 juin, nous bouclerons la fin de l’année au resto « Le café à la une » le mardi 19 juin vers 20h30, après le groupe d’analyse de pratiques. Mais nous en reparlerons…

 Projets de demandes de formation pour l’année prochaine : Nous aurons une date de rendez-vous avec Mr Detchart pour les lui soumettre.

 -         L’entretien d’explicitation

 -         L’entretien avec les parents (et autres partenaires ?)

 -         Comment travailler les consignes

 -         Le transfert

 -         Comment faire bouger les représentations

 -         Problématique de l’interculturel (suite à une intervention très intéressante de l’association « Les chemins de la rencontre » à HG3). On peut avoir une idée de leur démarche en allant voir sur internet : taper Hamid Salmi (l’un des intervenants) sur Google.

 -         Place des maîtres E dans les ateliers philo

 -         Les cartes heuristiques ou le « mindmapping » : voir avec Marie-Christine et Google !

 

Présentation des sujets de mémoire :

 

1-    Le rapport au savoir (Marie-Christine Schnyder)

 Problématique : les enfants qui ne savent pas et ne comprennent pas ce que l’école attend d’eux.

Constat : leur idée de l’école n’est pas « la bonne » (cf Ecole et savoir dans les banlieues et ailleurs, Charlot, Rochex, Bautier, 1993) et les travaux de Charlot sur le sujet.

La comparaison entre l’élève apprenant et l’élève en difficulté montre des différences de représentation, d’attitudes d’élèves et par rapport à « savoir/ pas savoir ».

Définitions du rapport au savoir :

Phase objective = « comment je fais », en référence à A-M. Doly (repères, méthodes…)

Phase subjective =  « pourquoi je viens à l’école ? »

Le rapport au savoir se fabrique en partie dans la famille, en partie par l’école et transmis par l’enseignant (cf tous les implicites existant dans l’école)

Rôle du maître E : on doit travailler sur l’explicitation et sur la clarté cognitive pour modifier les habitudes cognitives « inadaptées / inefficaces »

Mise en pratique : il a été mis en place un travail sur la conceptualisation de la langue avec un groupe de CE1. Une entrée disciplinaire ciblée est choisie pour changer leur rapport au savoir.

Ensuite, il leur a été proposé un travail d’auto-évaluation des productions de texte qui s’est avéré trop difficile.

Conclusion : après expérimentation, on constate que le rapport au savoir des élèves dépend de leur fonctionnement cognitif et des liens qu’ils établissent entre leurs connaissances.

               2- Le transfert de compétences : (Martine Dupin)

Problématique : qu’est-ce qui empêche le transfert ?

-         Le rapport au savoir : l’élève ne voit pas les similitudes de situation, ne fait pas de lien entre les évaluations et l’apprentissage, etc.….

Le transfert ne se fait pas du RASED à la classe, mais ne se fait pas non plus entre les activités de la classe.

Les adultes par leur rôle et leur posture doivent faciliter ces échanges, au niveau de l’école (liens dehors / dedans).

Référence théoriques : Tardif, Le transfert des apprentissages, Montréal, Éditions Logiques, 1999.

Pour que l’élève devienne acteur de ses apprentissages, il préconise un travail sur : contextualisation (prise de conscience de la manière de travailler) / décontextualisation (construction de la représentation de la tâche-cible) / recontextualisation (métacognition et identification des similitudes dans les tâches).

Mise en pratique :

Atelier-philo en GS : pour un débat d’idée contradictoire afin d’opérer une mise à distance.

Ateliers d’écriture en CP = faire une enquête auprès de lecteurs experts (cycle 3) sur la lecture. Mais leurs représentations de la lecture n’ont apparemment pas bougé.

 

              3- L’entretien d’explicitation (Isabelle Bruel)

 Références théoriques : Pierre Vermersch (L'entretien d'explicitation, ESF) et ses travaux dans le cadre du GREX.

Problématique :

De l’entretien d’explication à la métacognition, c'est-à-dire, savoir ce que je fais pour réussir pour savoir qui je suis, ou : de l’action à la conceptualisation.

Objectif du travail du maître E : s’informer sur la réalité de l’action de l’élève, l’aider à prendre conscience de ce qu’il fait, pour le faire entrer dans une conduite métacognitive plus autonome.

Démarche : mise en mots de l’implicite : cf. Piaget « l’action est opaque à celui qui l’accomplit ». Il faut faire prendre conscience aux élèves de leurs savoirs pour les améliorer en prenant également conscience de ce qui les fait échouer.

Outils :

Vermesch préconise :

 -    L’écoute = bienveillance et empathie (cf. Rogers, PNL)

-         Relances : inhabituelles dans les pratiques de l’enseignant = « qu’est-ce que tu fais ? Comment tu fais ? » à différencier de « pourquoi » qui induit des représentations. On interroge l’action et le vécu et non l’émotionnel

-         Reformulations en écho.

Mise en pratique :

Utiliser l’outil existant Médial, particulièrement la partie « projet de lecteur » et guider l’entretien selon les modes de l’explicitation et en faire un dispositif de prévention.

Objectif : agir sur la construction du projet de lecteur de l’élève en utilisant les questions du Médial pour une prise de conscience et une mise en lumière des représentations de lecteur. Comparer les démarches en GS sur les projets et représentations de l’apprentissage.

Ces techniques sont « contre-intuitives » et difficiles à pratiquer. Il faut établir une grille d’entretien pour le guider. L’entretien d’explicitation induit une orientation de la pratique.

Nous remercions ces trois collègues de leur bel effort… et leur souhaitons  la réussite ! 

Publié dans Compte-rendu

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